02 mars 2009

"On a parlé, et ça m'a fait du bien. Quand je suis allée le voir, j'avais peur que la timidité prenne le dessus comme elle le fait parfois, de ne pas savoir quoi dire, et finalement de me taire. Et je sais que je l'aurais très mal vécu. Ces silences que je ne sais pas rompre ont toujours le goût d'échecs des plus cuisants ; chaque fois j'en suis malade. Mais silence il n'y a pas eu. Peut-être était-ce d'être invitée, de me sentir la bienvenue ; certainement, c'était aussi les effets du chemin que prend doucement ma vie à Paris depuis quelques temps, ce quelque chose en moi qui semble peu à peu s'ouvrir. Parfois, je me demande à quoi ou à qui je dois cet imperceptible transformation. Sans doute lui-même n'y est-il pas étranger. Il est de ceux avec qui, lorsque je parle, j'ai le sentiment surprenant que quelque chose de moi acquiert soudain comme une petite place au sein de l'être, un être qui ne sera jamais vraiment plein (ce serait trop lourd), mais qui est juste assez pour sortir du néant."

(...)

Je crois que je l'aime. D'un amour tout ce qu'il y a de plus platonique, qui doit le rester et qui le restera, qui n'a et ne peut pas avoir d'autre sens ; il me semble que si cela devait changer, cet amour se détruirait lui-même. Mais je l'aime. Je crois qu'il n'y a pas d'autre mot.

Posté par Altawabi à 22:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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