30 janvier 2009

Au mégaphone.

Je ne sais pas. (...si vous saviez comme ça soulage !) Je pense à toutes ces choses qui se bousculent en moi depuis longtemps maintenant, ces mots contenus qui depuis des mois balbutient à peine sous le silence dont je m'enveloppe, ces pages remplies de phrases adressées à des yeux qui ne les liront jamais, toujours les mêmes yeux. Je pense à tout ce que je n'ai jamais dit aux gens que je ne leur dirai peut-être jamais. Et j'ai envie de hurler pour qu'ils m'entendent de l'autre côté des kilomètres qui nous séparent, mais... [Lire la suite]
Posté par Altawabi à 01:49 - Commentaires [0] - Permalien [#]

26 janvier 2009

Goutte d'eau

Voilà de quoi cacher le précédent article, avec tout ce qu'il peut avoir de ridicule. (Car qu'est-ce que j'y connais à la vie, après tout.) Je voulais aussi parler de quelque chose ; de quoi, je crois que j'en ai une vague idée, mais les mots ne se laissent pas poser dessus, dirait-on. Un sentiment bizarre, comme beaucoup finalement : contradictoire, où se mêlent à la fois quelque chose d'heureux et quelque chose de blessant. Il y a des choses que je n'ai toujours pas appris à dire. Un soir je sors du cinéma illuminée par... [Lire la suite]
Posté par Altawabi à 00:43 - Commentaires [0] - Permalien [#]
22 janvier 2009

C'est fragile

Demain, partiel de philo générale. Je n'ai pas énormément révisé, et je m'en fous presque. J'ai eu ma mère au téléphone tout à l'heure, qui m'a appris qu'un petit cousin m'est né à Moscou en début de semaine. Maxime. Mon premier petit cousin, à moi qui n'aurai jamais de neveux ou de nièces. Et ça me fait tout drôle. Je n'arrive pas à m'enlever de la tête de vagues images de naissance, il y a du sang, j'ai du mal à voir le visage de la mère, le gamin crie en sentant l'air entrer pour la première fois dans ses poumons, j'ai envie de lui... [Lire la suite]
Posté par Altawabi à 21:54 - Commentaires [0] - Permalien [#]
21 janvier 2009

Voilà qu'une fois de plus, j'en ai assez de ce blog. Et pourtant, cette fois encore, quelque chose me dit que je ne vais pas le fermer. Je regarde partout autour de moi et ne sais plus très bien ce que j'y cherche. D'ailleurs, je n'ai probablement jamais su. A chaque objet qui attire mon attention (lorsqu'elle se décide enfin, mais seulement parce qu'il le faut, et de façon absolument arbitraire, à s'arrêter quelque part), je me sens comme forcée d'aimer ou non ce que j'y vois, de m'en sentir proche, ou étrangère. Mais souvent je ne... [Lire la suite]
Posté par Altawabi à 22:27 - Commentaires [4] - Permalien [#]
19 janvier 2009

« Et elle est à vivre, la vie. » Je me sens vulnérable, mais comme avec au devant de moi quelque chose qui s'éclaire.
Posté par Altawabi à 13:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]
17 janvier 2009

Mots perdus

"C'est pour ça que je t'aime bien, parce que tu es quelqu'un qui cherche. Ça se sent. Et c'est quelque chose de précieux."C'était quelque chose comme ça, et peu importe la suite. Moi aussi je t'aime bien, Elie.Parce que tu sais dire aux gens que tu les aimes bien. Parce que tu ne crois pas que tu trouveras la vérité dans des livres. Parce que la philo, pour toi, c'est un questionnement sincère, pas une affaire d'érudition. Parce que même si finalement on ne s'est pas énormément parlé, tu es une des quelques personnes pour... [Lire la suite]
Posté par Altawabi à 00:16 - Commentaires [2] - Permalien [#]

09 janvier 2009

Le cœur frigorifié, dit-il

Posté par Altawabi à 16:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]
08 janvier 2009

Je me relis et m'agace à chacun de ces stupides points-virgules qui se veulent depuis trop longtemps rempart contre toute vexante accusation de parodie de Marguerite Duras. Et je baille. Je ne sais pas me servir des points-virgules, c'est un fait. Qui d'ailleurs n'est pas si grave. J'écoute les nocturnes de Chopin, et un semblant de mélancolie me gagne, bien que dans le fond je ne me sente pas si mal. Plus tranquille et moins nerveuse qu'hier, du moins. Et pourtant, demain est le dernier jour de cours du semestre ; ce qui signifie que... [Lire la suite]
Posté par Altawabi à 19:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 janvier 2009

Mais j'aurais bien passé ma vie dans cette maison du Morbihan, avec eux, au coin du feu, et puis mes livres ; le salon vide et à peine éclairé où j'erre encore à une heure du matin pendant que tout le monde dort, et je décide soudain de sortir dans le froid regarder les étoiles ; la musique qu'on écoute ensemble, les promenades au bord de la mer, les cailloux qu'on ramasse, les éclats de rire autour d'un jeu de société. Là-bas peut-être, je n'aurais pas même regretté Paris.
Posté par Altawabi à 22:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 janvier 2009

Noir

Je ne sais pas. J'oublierais bien un peu Goethe pour quelqu'un comme Céline, quelqu'un qu'a les pieds sur le bitume et la tête penchée pour ne pas l'oublier, quelqu'un qui connaît la couleur et l'odeur des viscères sous la peau blanche, et qui le sait quand il regarde un visage sourire, qui le sait quand il tombe amoureux. D'ailleurs il ne tombe pas amoureux. Et c'est pour ça peut-être que j'aime bien les jeans troués (pas fait exprès) et l'acné qui me mange encore le visage à dix-neuf bougies soufflées. Je ne sais pas. J'ai peut-être... [Lire la suite]
Posté par Altawabi à 20:17 - Commentaires [0] - Permalien [#]